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Conseil d’écriture de Sélène- & PA – #3 Choisir un point de vue

Dans le cadre de notre partenariat avec Plume d’Argent, nous avons communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

C’est une des erreurs les plus récurrentes.

Si vous avez opté pour un seul point de vue (celui de votre héros), il faut toujours prendre garde à le respecter. On ne saurait soudainement percevoir l’histoire à travers les yeux d’un des personnages secondaires ni à travers ses remarques ou son jugement.

Si au contraire, vous avez plusieurs points de vue, soyez vigilant. Le lecteur doit tout d’abord être capable d’identifier très vite à travers quels yeux il voit l’histoire. Le chapitre commence par le prénom ou nom du personnage, où la scène qui se joue ne laisse place à aucun doute…

Par ailleurs, si vous avez donné la parole au personnage A, ne changez pas pour B sans avertir le lecteur.

Commentaire de Plume d’Argent :

Un article ayant déjà été écrit sur ce sujet dans le PAen, nous l’avons repris et adapté ici. Le point de vue est à l’auteur ce que la caméra est au réalisateur : c’est lui qui définit l’angle sous lequel est racontée l’histoire. Vous comprendrez dès lors que selon votre choix, ça changera toute la perspective du récit. Il existe différents points de vue possibles : l’un n’est pas forcément meilleur que l’autre, mais à vous de déterminer lequel servira le mieux votre histoire.

Le point de vue omniscient

On parle de point de vue omniscient ou de focalisation zéro quand le narrateur de l’histoire sait absolument tout sur tout de tous les personnages : leurs pensées intimes, leur passé, présent et futur, ce qu’ils font chacun de leur côté et ce même s’ils sont séparés par des milliers de kilomètres. Votre narrateur est Dieu. Dans ce genre de récit, on glisse du point de vue d’un personnage à celui d’un autre, parfois sans transition, comme si on pouvait voyager de tête en tête. Le lecteur peut même savoir des choses que tous les personnages de l’histoire ignorent !

Comme l’explique très bien la Wikiversité :

« aucune réalité, la plus dissimulée soit-elle, la plus complexe, la plus inconsciente même, ne lui échappe [au narrateur] et donc n’échappe au lecteur ».

Le point de vue omniscient est particulièrement intéressant quand votre intention d’auteur est, par exemple, de brosser un tableau de psychologies avec le plus d’exhaustivité possible ou de dévoiler un monde dans ses moindres rouages. En revanche, si vous maniez des récits où les secrets, les zones d’ombre ou le suspense sont des ingrédients importants, le point de vue omniscient sera à manier avec des baguettes. Quelle que soit votre motivation, soyez conscients de votre « caméra ». Si vous glissez d’une subjectivité à l’autre sans y avoir réfléchi, sans même vous en apercevoir, ça se ressentira à la lecture…

Lire la suite de l’article sur le forum Plume d’Argent –> Co-conseil Sélène & PA 😉 

 

 

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