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Conseil d’écriture de Sélène & PA #2 Identifier son lectorat

Dans le cadre de notre partenariat avec Plume d’Argent, nous avons communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

Qui seront vos lecteurs ? Vous devez déterminer votre cible avant même de coucher votre première phrase sur le papier.

Par ailleurs, même si la littérature pour ado et jeune adulte est très en vogue, la littérature junior (8 /13 ans) est également très demandée.

C’est un beau projet de vouloir écrire pour les plus jeunes et contrairement aux idées reçues, nul besoin d’abaisser son vocabulaire ou de simplifier une histoire. Les petits lecteurs n’ont pas besoin d’être ménagés intellectuellement. Ils doivent juste être séduits !

Commentaire de Plume d’Argent :

On peut n’écrire que pour soi-même, mais à l’instant où un auteur envisage une publication (papier ou numérique), il entre dans une démarche de transmission. Un émetteur, un message, un destinataire. Il n’est pas forcément évident de se poser la question du « public cible » mais nous n’écrirons pas de la même façon dans un album petite jeunesse que dans un roman junior que dans un roman adulte. Ça devient par contre plus délicat quand on commence à essayer de délimiter les frontières fluctuantes entre adolescence, adulescence et adultat. Les professionnels du livre ont d’ailleurs parfois du mal à s’accorder pour classer un roman dans telle ou telle catégorie. Et même entre nous, auteurs : certains ont écrit du Young Adult sans le vouloir et d’autres croyaient en avoir écrit sauf que non, apparemment, ça n’en est pas. Ça peut dépendre du champ lexical, des dialogues, de la manière d’aborder et de structurer le récit, mais aussi du ou des messages véhiculés par l’histoire. Enfin, il existe des œuvres intergénérationnelles qui possèdent plusieurs niveaux de lecture et qui pourront atteindre un public extrêmement étendu. Mais quel que soit le lecteur-type auquel il destine son roman, il y a trois questions qu’un auteur peut être amené à se poser en termes de «transmission».

Le lecteur va-t-il comprendre mon histoire ? Que le registre de langue soit familier, courant ou soutenu, le lecteur doit pouvoir saisir l’enjeu central d’une histoire, comprendre les actions et, au moins dans une certaine mesure, les motivations des personnages. Qu’un lecteur se pose des questions sur l’histoire, c’est très bien mais il lui faut des éléments de réponse au fur et à mesure de son avancée. Il doit pouvoir comprendre qui dit quoi dans un dialogue, qui fait quoi dans une action – et pourquoi. Si votre récit contient beaucoup d’informations, voyez si vous pouvez les divulguer progressivement, distiller des détails petit à petit plutôt que tout en une fois…

Pour tous les auteurs en herbe, retrouvez la suite de cet article en cliquant juste là –> Co-conseil Sélène & PA 😉

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