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Conseil d’écriture de Sélène & PA – #1 Avoir une feuille de route

Dans le cadre de notre partenariat avec Plume d’Argent, nous avons communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

Vous devez absolument connaître la fin de votre histoire et son développement. Il est possible d’ajouter ou de supprimer des idées en cours de route, mais vous devez avoir un canevas en tête.

Une écriture au fil des envies qui trouve son fil conducteur dans les dernières pages se ressent à la lecture.

Commentaire de Plume d’Argent :

Nous sommes (très) nombreux à nous être déjà lancés dans la rédaction d’une histoire sans avoir établi de plan ni en connaître le dénouement. Jean-Claude Mourlevat dit lui-même, de façon très poétique, qu’il écrit « à la lanterne », en ne voyant de son récit que la prochaine étape sans avoir la moindre idée de la manière dont l’intrigue va évoluer et se conclure. Si vous faites partie des auteurs qui ne s’épanouissent que dans l’improvisation, et qui y excellent par-dessus le marché, ce conseil ne vous parlera sans doute pas. Mais si vous avez tendance à collectionner les révélations qui tombent comme des cheveux sur la soupe, les incohérences dans les informations, les détails que vous n’exploitez jamais, les actions qui se dispersent ou qui se répètent, les coups de théâtre qui arrangent bien l’auteur et les longs flous pas si artistiques que ça, alors voici quelques pistes de réflexion.

Quelle est mon action principale ?

L’action principale est votre fil directeur, c’est en quelque sorte « l’objectif » de votre héros – qui peut d’ailleurs être un antihéros ou un ensemble de héros/antihéros (une famille, un équipage). Cet objectif peut venir de lui ou lui avoir été imposé par des circonstances extérieures. Une sirène veut devenir humaine. Esteban, Zia et Tao recherchent les Cités d’or. Des nobles se battent pour s’asseoir sur le trône de fer. Emma Bovary lutte contre l’ennui. Shrek aimerait désquatter son marais.

L’action principale peut évidemment se ramifier en plusieurs intrigues (quête, enquête, amour, vengeance, sauvetage, évasion, etc.) qui peuvent elles-mêmes se subdiviser en sous-intrigues, chacune suivant un ou plusieurs personnages. D’une façon ou d’une autre, directement ou indirectement, les intrigues finissent par converger, s’impacter mutuellement. L’important, pour ne pas perdre le fil, est qu’elles gardent un lien avec votre action principale.

Quel est mon dénouement ?

Votre héros/antihéros/groupe-de-héros va-t-il ou non atteindre son objectif ? Si vous pouvez répondre à cette question, c’est que vous connaissez déjà votre dénouement, quelle que soit la forme qu’il prendra.

• Oui, il atteindra son objectif et la conclusion sera heureuse et apaisée.
• Oui, il atteindra son objectif mais il a dû sacrifier quelque chose pour y parvenir ou alors il s’aperçoit qu’il s’est trompé d’objectif dès le départ.
• Non, il n’atteint pas son objectif, par échec ou par choix, mais il réalise que c’est un mal pour un bien.
• Non, il n’atteindra jamais son objectif et il devra vivre (ou pas) avec.

Chacune de ces réponses transmettra un message très spécifique à votre lecteur et de la connaître (encore une fois sans nécessairement savoir à l’avance comment elle prendra forme) peut influencer l’écriture même de votre récit.

Et si vraiment vous ne pouvez pas y répondre, gardez au moins la question à l’esprit, chapitre après chapitre, tome après tome : mon ou mes héros atteindront-ils leur/s objectif/s ? Elle nourrira votre suspense…

Pour tous les auteurs en herbe, retrouvez la suite de cet article en cliquant juste là –> Co-conseil Sélène & PA 🙂

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